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Volonté d'autonomie et besoin de solitude
Votre volonté d'être autonome, responsable, capable de vous assumer seul vous a très tôt conduit à éprouver le besoin de mettre par moment une certaine distance entre vous et les autres, d'avoir un jardin secret. Vous aimez ainsi vous tenir parfois en retrait, seul avec vous-même. Cela vous permet de prendre du recul et de réfléchir, de rêver, d'analyser vos propres observations du monde extérieur. Vous vous ennuyez rarement seul. Ces moments de solitude sont pour vous une façon de retrouver votre énergie, de vous ressourcer. Cela vous permet aussi de vous protéger de l'intrusion des autres dans votre intimité. Vous avez également envie de sentir que vous avez peu besoin des autres, que vous ne dépendez pas d'eux : vous aimez vous sentir autonome, aussi bien sur le plan financier qu'émotionnel. Vos moments de solitude sont un moyen de vous rassurer inconsciemment sur ce dernier point. La relation aux émotions
Les émotions sont d'une certaine manière un lien entre nous et les gens, les évènements, et notre environnement. En effet, les émotions remplissent des fonctions particulières. Ainsi, par exemple, la colère a pour fonction de nous indiquer que quelqu'un est en train de violer nos valeurs, de ne pas respecter quelque chose de hautement valorisé pour nous.
Autre exemple : la culpabilité a pour fonction de nous rappeler à nous-même quelles sont nos valeurs, et notamment celle que nous sommes peut-être en train de bafouer.
Dernier exemple : la peur a pour fonction de nous avertir qu'il y a un danger, réel ou potentiel.
Vous pouvez avoir l'impression que l'expression d'émotions en présence de quelqu'un vous rendrait vulnérable. Vous craignez, en effet, que la personne en profite pour pénétrer votre monde intérieur, par exemple en vous posant des questions personnelles. D'autre part, vous voulez absolument conserver un raisonnement logique en toutes circonstances et craignez inconsciemment que vos émotions parasitent celui-ci.
Il en résulte que vous vous arrangez pour garder un contrôle sur vos émotions lorsque vous évoluez auprès des gens. Quelle que soit la situation, vous savez probablement rester impassible. Si bien que vous ne montrez pas plus facilement votre joie, votre émerveillement, et votre excitation, que vous ne laissez paraître votre peur, votre colère, ou votre frustration. C'est un peu comme s'il y avait une frontière invisible entre vous et les autres, vous protégeant car les empêchant de voir ce que vous ressentez.
Vous adoptez donc une attitude neutre, détachée, raisonnable. Pendant des évènements forts, impliquants, vous mettez ainsi vos émotions en suspens et restez purement spectateur de la scène qui se déroule sous vos yeux. Vous vous dissociez de l'action en cours. De façon imagée, on pourrait dire qu'à ce moment vous êtes plus dans votre tête que dans votre corps. Peut-être avez-vous même l'impression à cet instant de ne pas habiter votre corps. En revanche, vous restez tout à fait maître de vos pensées, de votre raisonnement : votre mental prend l'ascendant sur l'émotionnel. Votre attitude peut alors se trouver en décalage avec celle de certaines personnes dans votre entourage. En effet, si celles-ci se laissent plus aller à exprimer ce qu'elles ressentent, elles peuvent avoir le sentiment que vous êtes quelqu'un de froid, dénué de sentiments, insensible.
Inversement, il est possible que votre contrôle sur vous-même vous procure un sentiment de supériorité lorsque vous vous comparez à d'autres qui peuvent vous sembler faibles voire ridicules lorsqu'ils se laissent aller à des débordements émotionnels. Vous pouvez aussi trouver leur attitude parfois inappropriée, disproportionnée, exagérée, et même incompréhensible.
Un traitement retardé des émotions
Le fait de ne pas laisser vos émotions émerger en public ne signifie pas que vous ne les ressentez jamais. Il est probable en effet que vous ayez accès à vos émotions, mais plutôt en différé : Une fois que vous vous retrouvez seul, replié dans votre isolement, vous pouvez alors pleinement les ressentir. Par exemple, si on vous annonce une grande nouvelle, quelque chose d'émouvant, il est possible que vous ne laissiez rien paraître et que, une fois seul, vous ressentiez alors vraiment la joie que cette nouvelle vous procure.
Ce phénomène est l'une des explications de l'importance que revêt pour vous la possibilité de vous isoler, de vous retrouver seul régulièrement : la solitude vous permet une reconnexion émotionnelle nécessaire à votre équilibre.
L'isolement, la rationalisation et la recherche de connaissances
Vous avez pu développer des mécanismes de défense appelés l'isolement et la rationalisation.
En psychologie, on appelle mécanisme de défense un processus que notre inconscient met en place afin de nous protéger.
Nous avons vu que l'intrusion émotionnelle vous faisait peur, ainsi que l'expression de vos propres émotions. L'isolement et la rationalisation sont des mécanismes qui vous permettent de vous en éloigner. L'isolement peut s'entendre au sens propre du terme, et se traduire par le retrait régulier dans la solitude que nous avons déjà évoqué. Si celui-ci n'est pas possible physiquement, compte tenu de la situation, vous pouvez aussi vous isoler mentalement, en vous coupant momentanément de l'instant présent et des autres, en vous réfugiant dans vos pensées.
La rationalisation quant à elle est un processus qui vous permet inconsciemment de donner un sens rationnel à un vécu affectif : vous prenez du recul, en position d'observateur, et vous essayez de comprendre de façon logique et concrète des expériences se rattachant au domaine de l'émotionnel.
Il est vraisemblable que ce mécanisme vous ait donné un goût prononcé pour tout ce qui permet la compréhension rationnelle : la science, la logique, la connaissance. Celles-ci vous aident à rationaliser, donc à vous protéger en n'étant pas sous le contrôle de vos émotions.
C'est pourquoi nous avons évoqué précédemment que vous avez très probablement un besoin irrésistible d'accumuler des connaissances : en savoir toujours plus ; collecter de plus en plus d'informations sur le monde qui vous entoure en entretenant l'espoir de parvenir à tout comprendre.
Vous pouvez d'ailleurs avoir tendance à comprendre plus facilement le comportement humain à travers des théories et des grilles de lecture, plutôt que par ressenti. Stratégie d'invisibilité et position d'observateur
Au-delà du contrôle intérieur de vos émotions en public, vous pouvez adopter des stratégies et des comportements qui tendent à détourner de votre intimité l'attention d'autrui. En fonction d'éléments qui vous sont propres, vous ne serez familier que de certains de ces comportements.
Vous pouvez ainsi :
- Orienter le thème de la conversation sur l'autre, le faire parler, et peut-être dans certains cas adopter un rôle de conseiller.
- Eviter soigneusement d'amener la conversation sur les sujets intimes : privilégier par exemple des sujets communs, rester dans l'anecdotique, vous en tenir à des faits précis. Bref, tout ... sauf votre monde intérieur.
- Orienter les discussions sur des théories, des connaissances, des concepts. Privilégier la réflexion, l'abstraction voire l'intellectualisation.
- Adopter une attitude physique qui vise à passer inaperçu, à vous fondre dans le décor : vous vous positionnez en retrait dans un coin, dans une posture naturelle qui n'attire pas le regard. Vous pouvez aussi adopter par mimétisme le comportement de l'autre. Par exemple, vous pouvez inconsciemment vous calquer sur sa façon de parler ou sa gestuelle.
Toutes ces stratégies plus ou moins conscientes permettent de garder une position d'observateur que vous préférez puisqu'elle n'est pas impliquante.
D'une façon générale, on peut d'ailleurs penser que vous préférez la réflexion à l'action sauf si celle-ci est au profit de la connaissance.
Un besoin de prévisibilité
Votre crainte inconsciente d'être déstabilisé et donc sujet à des émotions incontrôlables peut vous inciter à anticiper les situations. C'est ainsi que vous pouvez avoir tendance à organiser précisément vos activités, à recueillir un maximum d'informations sur le déroulement des évènements, et à vous préparer scrupuleusement. Vous êtes ainsi plus à l'aise quand tout est clair, bien défini, connu d'avance.
L'empathie rendue difficile
Les gens peuvent parfois vous percevoir sous des abords un peu froids, distants, voire égoïstes. Cela peut en fait s'expliquer par le cumul de certains éléments.
Tout d'abord, la tendance que vous avez parfois de vous mettre en retrait, de vous réfugier dans votre monde, peut naturellement avoir comme conséquence une certaine difficulté à entrer spontanément dans celui d'autrui.
D'autre part, la mise en suspend de vos émotions en présence d'autrui vous empêche de ressentir en temps réel ce que ressent l'autre. En d'autres termes, il vous est difficile d'être pleinement en empathie, de vous mettre à la place de l'autre, de le comprendre parfaitement en revêtant ses sentiments. Et cela est forcément perçu par l'autre qui peut en effet vous sentir détaché et se croire incompris.
Enfin, ayant développé la capacité à compter essentiellement sur vous-même, vous pouvez aussi penser que tout le monde devrait en faire autant...
Finalement, tous ces éléments cumulés vous empêchent d'une certaine façon de percevoir les besoins et les attentes que peut avoir une personne. Dès lors, il vous est difficile d'y répondre et de les satisfaire. Dans ce cas, la personne peut alors avoir le sentiment qu'elle ne compte pas pour vous, ou croire que vous êtes indifférent et égoïste, même si ce n'est pas forcément le cas.
Une tendance à l'ascétisme
Votre volonté de fuir toute dépendance peut vous amener à préférer vivre dans une optique de strict minimum, plutôt que d'être soumis à l'attraction du besoin et du désir. Vous pouvez ainsi vous sentir libre et protégé dès que vous êtes capable de renoncer à quelque chose, de vous dire que vous n'en avez pas besoin. Finalement, plus vous vous passez de quelque chose et plus vous vous sentez rassuré. Il est probable également que la possession de certains biens vous fasse craindre d'attirer les regards sur vous, ainsi que les sollicitudes. Vous n'aimez pas l'ostentation.
Il est possible que vous soyez fier de parvenir, plus que la moyenne des gens, à vous détacher des besoins matériels. Et pourtant, ce dont vous n'avez peut-être pas complètement conscience, c'est que ce détachement n'est en fait pas vraiment un choix : c'est un besoin compulsif, irrésistible, né de votre peur d'être soumis à des envies. Il ne s'agit donc pas d'un véritable détachement, d'une vraie liberté.
En revanche, l'accumulation de connaissances et de découvertes peut sembler vous nourrir beaucoup plus. Vous pouvez d'ailleurs avoir tendance à les garder pour vous, à ne pas toujours partager spontanément votre savoir.
De même, il est probable que vous conserviez l'essentiel de votre temps pour vous. Celui-ci vous paraît précieux et vous ne le mettez pas facilement à la disposition d'autrui. Pour ne pas le gaspiller, il est vraisemblable que vous ayez pris l'habitude de le compartimenter : amis, activités, loisirs, travail...
VOS VALEURS
De votre personnalité découlent certaines de vos valeurs.
Parmi elles, nous pouvons citer :
L'autonomie, la responsabilité de soi, l'indépendance
La connaissance
La réflexion
La logique
La compréhension
La liberté
Bien sûr, vous avez encore bien d’autres valeurs. Mais, celles que nous venons de citer sont étroitement liées à la construction de votre personnalité, et c’est en cela qu’elles nous intéressent dans ce profil.
VOS QUALITÉS
Ces éléments de personnalité que nous avons décrits vous confèrent un certain nombre de qualités qui vous sont propres.
En effet, vous avez, entre autres :
De l'autonomie
Un esprit observateur et curieux
Un esprit analytique
Une bonne créativité intellectuelle
Un esprit objectif
Une bonne qualité d'écoute, impartiale et neutre
Un esprit ouvert
Un sens des détails
Un esprit logique, concret, rationnel
Le libre-arbitre : vous n'êtes pas influençable
De la concentration : vous ne vous dispersez pas
De la mesure et un certain self control
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