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Je m'essaye à l'écriture

 
n°5265003
Barbyturic
Célibataire libre comme l'air
Posté le 05-09-2007 à 21:11:07  profilanswer
 

Bon depuis que j'ai enfin mon chez moi et que je suis libre de toutes entraves (c'est à dire depuis moins d'un mois), j'ai envie de me livrer à un travail d'écriture. J'avoue que c'est essentiellement pour moi. Mais toutefois, bah si je dois écrire de la merde et me perdre dedans je préfère de suite arrêter. Donc ceci est plus un message pour vous demander vos critiques objectives pour savoir si je peux continuer à me faire plaisir ou s'il vaut mieux que j'arrête de me faire des illusions. Je n'ai pas d'autres prétentions.
 
En remerciant d'avance tout ceux qui se montreront honnête envers mon humble production. Je dois avouer que je n'avais jamais fait une chose pareille, car j'ai toujours eu une relation conflictuelle avec l'écrit (à l'école par exemple j'ai toujours détesté remettre mes rédactions et je ne me suis jamais épanoui dans ce cadre).
 

Citation :

Je chevauchais en cette douce soirée automnale vers la cité portuaire de Corlon. Les derniers rayons nimbaient ses blancs bâtiments d'une rousse lumière et se reflétaient presque aveuglants sur la rosace de la cathédrale Sainte Victoire. J'en étais tout autant ébloui qu'étreint de mélancolie ; tristesse et soif de vengeance tout à la fois me consumaient. Car si ce rougeoyant panorama réveillait le souvenir de ma chère Mélanchte, il embrasait mon désir d'occire le responsable de son trépas.
 
La fraîcheur de la nuit et le changement subtil du parfum des embruns me tiraient de ma contemplation sans pour autant me soulager. Je mettais pied à terre, ressentant un début de décontraction en libérant le pommeau de mon arme de l'étreinte geignarde de mon gantelet. L'obscurité m'entourait et je n’avais plus pour me guider que les quelques lueurs de la ville. Toutefois, je ressentais le besoin de couronner ce moment riche de sens par une prière d’actions de grâce à Mopsus, mon protecteur. Ainsi, je délivrais ma fidèle Nuruhuine de son fourreau et fichait sa lame dans le sable tout en m’agenouillant afin d’engager ma méditation. Après un long moment de recueillement, je piquais des deux en direction des faubourgs portuaires. Car comme escompté, les portes de la ville avaient été fermées, mais je pouvais toujours trouver nourriture et paillasse dans un des nombreux galetas destinés aux gens de passage et parsemant ces bas quartiers.
 
Affectant la lassitude, je franchissais le pas des Trois Perles qui n’avait de reluisant que son enseigne. Mon regard embrassait la pénombre de l’établissement noyé dans un caléidoscope d’odeurs fatiguées mais tellement coutumières. Le suif émanant des bougies se mêlait aux vapeurs de vin et de cervoise ainsi qu’aux rances émanations d’un ragoût sans âge, car sans cesse amendé, couvant en paix dans son âtre garni de sarments. Cette dernière touche faillit me distraire tant elle meurtrissait mon cœur de souvenirs plaisants. Mais la grâce de mon dernier recueillement permettait à mon visage de n’en rien laisser paraître.
 
Avant que la fille de salle ne vint s’enquérir de mes besoins, j’avais le temps d'appréhender l'ensemble des clients. Près de la porte sous mon nez se tenaient trois journaliers éméchés et las mais qui trouvaient encore la force de jouer leurs maigres gains aux dès.
Près de la cheminée deux saltimbanques se réchauffait tout en dégustant du pain de route frotté d'ail et agrémenté d'épaisses tranches du jambon cru fortement salé d'Allynie. Ils devaient fêter une bonne fortune car ils accompagnaient leur rustique ripaille d'une belle bouteille de Pont Théan, doux vin légèrement épicé né d'un savant assemblage des cépages issus des coteaux du monastère de la Vive Lame. A leurs pieds, un petit singe blanc et un lévrier se régalaient d'une solide gamelle du ragoût maison.
 
Juste derrière, attablé près d'un mur, un couple passablement énervé se disputait. Le garçon par son parement criait son statut social bien trop important pour un tel lieu et ses maigres efforts pour paraître racaille ne faisait qu'accentuer le ridicule de la situation. Il était, plein de morgue et exigeait ce qu'il pensait être un dû à sa compagne de table comme s'il s'était agit d'un simple service à son seul avantage. Le sot n'y comprenait rien de toute manière et ses maladresses ne devait qu'aviver la colère de sa "mie". Elle avait sûrement obtenu bien des faveurs cette blonde beauté rien qu'en le nourrissant de sourires et de menues cajoleries. Mais si elle avait l'apparence d'une belle courtisane, pour un regard averti elle aussi dénotait dans ce lieu, moins par sa mise plus étudiée pour ce quartier que par le soin qu'elle donnait à sa personne. L'étude de la finesse de son visage ainsi que la manière dont ses cheveux dissimulaient ses oreilles me révélèrent son héritage elfique. Mais je notais surtout les mouvements de son regard ainsi que sa posture, car ceux-ci m'indiquaient qu'elle devait être fin bretteur et qu'en conséquence je n'avais point à m'en mêler.
 
Je me désintéressais du tableau pour accrocher mon regard sur un convive qui avait pris soin de s'enfoncer dans l'ombre du coin opposé. Ces traits devaient être épais et il était sûrement court de taille. Il fumait un lourd cigare dont j'ignorais tout de la provenance comme de la qualité tellement j'étais peu habitué à cette pratique nouvelle. Quand il en tira une incandescente lueur, son regard fût alors illuminé, me révélant un désir de solitude et de paix. Je détournais alors mes yeux afin de respecter ce vœu silencieux et j'adressais un sourire à ma sympathique hôtesse.
 
"Notre modeste établissement est à votre disposition messire chevalier !", claironna la petite jeune femme, espérant tout à la fois calmer les potentiels débords de ses clients, tout en manifestant son malaise à recevoir une aussi inhabituelle visite. D'une voix lasse, je lui demandais une table, une honnête part du plat du jour et une pinte de cervoise aromatisée d'hysope et de miel, ainsi qu'un coin pour jeter ma couverture et un endroit pour prendre soin de ma monture. Elle parut soulagée de n'avoir affaire qu'à un chevalier errant et s'exécuta avec célérité. Ne désirant toutefois pas me dévoiler, je ne pris pas le luxe de précaution de me prémunir contre les potentiels effets du ragoût m'en remettant à la vigueur naturelle de mon organisme. Quand j'eus fini avec ma solide pitance, je pris un pas lourd pour la salle commune. Les "tourtereaux" s'étaient égayés chacun de son côté ainsi que les joueurs de dés. La fin de soirée fût paisible et nul ne vint me déranger dans mon sommeil.
 
Toutefois, vers la moitié de la nuit, je rejetais mes couvertures et prenais la tangente vers l'écurie. Je savais avoir dérangé mes voisins, mais aucun ne se levait à ma suite. Je devais me presser, car d'ici peu mes gens seraient au point de rendez-vous proche de la porte Est. Toutefois, je ne m'enivrais point encore, car je ne tenais pas ma proie. Ayant récupéré une fine corde de soie et un grappin, j'entreprenais l'ascension d'une portion de la muraille que je savais moins surveillée. Libre de mon armure, je pouvais tromper la vigilance des rondes du guet avec facilité. Celle des gardes du palais épiscopal ne fût pas plus difficile à leurrer tellement je connaissais bien les habitudes de ce petit monde. Je franchissais sans encombre le passage réservé aux seuls initiés et j'adressais une prière silencieuse de remerciement à mon protecteur, car par l'entremise de sa bénédiction j'avais déjoué le rideau foudroyant. Ainsi étais-je engagé dans les appartements privés de cet établissement religieux. Avisant la sacristie de la chapelle privée, je m'y glissais afin de revêtir l'aube et le capuchon dorés ainsi que les sandales des servants du lieu. Dans un sac que je camouflais dans le placard d'où je venais me servir, j'entreposais mes bottes, mes gants et mon matériel d'escalade. Durant toutes ces opérations, je me maudissais d'être contraint à des telles vilenies. Car en moins d'une heure, j'avais rompu mes vœux et souillé mon honneur. Et pourtant nul autre ne pouvait accomplir cette terrible tâche.
 
Ainsi déguisé, je pouvais approcher de la chambre de ma cible et projeter une sphère de verre d'un gaz somnifère inodore qui en se brisant assommait littéralement les deux prêtres-gardiens assez peu attentifs au demeurant. Perdant un peu de temps à attendre la dissipation des vapeurs délétères et l'action complète du soporifique, je préparais de quoi ramasser les débris. Tout était rapidement nettoyé et je prélevais sans encombre le trousseau de clefs d'une de mes deux victimes assoupies. Franchir l'huis de la chambre n'était alors nullement compliqué et avec rapidité j'avisais ma proie seule endormie dans son lit et j'appliquais un mouchoir imbibé du même narcotique sur son visage. Seulement après, je m'assurais de ne pas m'être trompé et je la glissais dans un sac destiné à la blanchisserie que j'avais spécialement prévu pour ne pas l'asphyxier. Je prenais soin de tout remettre en place et embarquais mon fardeau. Tout était bien refermé derrière moi et je restituais ses clefs à son propriétaire. Puis me hâtant vers la sacristie, j'y reposais mon costume d'emprunt et récupérais mes effets. Toute trace de mon passage ainsi effacée, je n'avais aucune difficulté à effectuer le parcours inverse pour sortir du palais et ensuite rallier le point de rendez-vous. A mon hululement répondait le mouvement de lanterne escompté et je faisais descendre le paquet suspendu au bout de la corde. Je réalisais qu'il me restait fort peu de temps, car du haut de ma position, je devinais que l'aurore ne devrait plus tarder à pointer accompagnée d'une bonne brise marine qui depuis une petite heure soufflait. Je me dépêchais alors de descendre et de franchir les faubourgs extérieurs en direction des Trois Perles afin de libérer le dernier de mes hommes qui me remplaçait dans ma couche. Ainsi une fois le signal convenu donné, je pouvais rejoindre ma paillasse en donnant l'impression de rajuster mes braies et de me plaindre de quelques intestinales douleurs. Toutefois, je m'affalais et sombrais, bercé par le sentiment d'un juste devoir accompli.


 
Voila en espérant que vous ayez pu prendre au moins un peu de plaisir. Je préviens de suite qu'il est peu probable que je fasse lire la suite, s'il devait y en avoir une.
 
Amicalement,
Barby :)


Message édité par Barbyturic le 06-09-2007 à 19:44:39

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"la souffrance est le grand enseignant des hommes" "Tout ment en l'absence d'amour" "Varium et mutabile semper" "Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont le pistolet chargé et ceux qui creusent ! Toi, tu creuses !" (Le Bon :D) Le babil et l'éructation sont aussi éternels que l'homme, non le langage ! Je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu'il a pu l'imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. (Picasso)
n°5265005
L'enfant d​es dieux
Schwulah / Dirne
Posté le 05-09-2007 à 21:17:34  profilanswer
 

Je n'ai pas tout lu, mais du peu que je l'ai lu (2 premiers § et en diagonale), je trouve ton style d'écriture agréable à lire, pas de lourdeur, syntaxe plus que correct, bon vocabulaire, c'est fluide...etc, assez sympathique, ça passe très bien
 
Fait toi plaisir en continuant ! Je lirais la suite demain en rentrant


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[:l'enfant des dieux][:l'enfant des dieux:1][:l'enfant des dieux:2][:l'enfant des dieux:3]
n°5265007
Threxar
Open Beta Us
Posté le 05-09-2007 à 21:27:24  profilanswer
 

De même je n'ai pas tout lu mais je ne peux que te conforter dans ton désir de continuer à écrire. Maintenant, ma critique est la suivante, tu aimes raconter des histoires alors ne te bloque pas sur de belles tournures, de belles phrases et de bons mots, va à l'essentiel, aux sensations de base de tes personnages. Parfois un mot aussi simple soit-il peut suffir à décrire quelque chose.
 
Mets-toi en danger en t'essayant aux phrases sans verbes qui donnent un rythme à ta narration. Les aventures les mieux réussies sont celles qui évacuent les descriptions pour ne laisser que des "notions" et donc permettre au lecteur de vivre son aventure avec son imagination.


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"[...] Something that I'm not in this world."
Samwise Didier
Aide du Forum - Fixe: Trombinoscope WoW - Fixe: Chaman
n°5265008
Molusque
Sous le soleil, Exactement !
Posté le 05-09-2007 à 21:31:35  profilanswer
 

J'ai relevé une faute :  
 

Citation :

Mais je notais surtout les mouvements de son regard ainsi que sa posture, car ceux-ci m'indiquaient qu'elle devait être fin bretteur


 
Tu parles bien du mouvement de sa posture non ? Donc il faudrait mettre ceux
 
Un autre truc qui va pas je trouve :  
 

Citation :

je ne pris pas le luxe de précaution de me prémunir contre les potentiels effets du ragoût m'en remettant à la vigueur naturelle de mon organisme


 
Sinon, le style est bon, apres c'est pas mon style de bouquin :ack:


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My Trade List
n°5265009
Ehfull
Posté le 05-09-2007 à 21:31:38  profilanswer
 

J'aime bien, j'ai pas de conseil à te donner par contre , à part celui de continuer ^^

n°5265020
Barbyturic
Célibataire libre comme l'air
Posté le 05-09-2007 à 21:48:28  profilanswer
 

@ Threxar : pour le style j'essaye de retranscrire la sensibilité du narrateur, un être éduqué, observateur, organisé et sensible, mais en même temps étriqué à travers une éducation probablement stricte et des jugements moraux probablement étroits. Il est clair que j'aurais des changements de style tout le long de mon récit au fur et à mesure des intervenants car je ne compte pas en faire mon unique preneur de paroles ;).  En tout cas merci pour le conseil, je le suivrais sûrement quand je passerais à un autre :)
 
@ MOOMO : lit bien ce sont les deux (les mouvements du regard + sa posture ;)) qui génèrent le "ceux-ci", sinon en effet le passage sur le luxe de précaution me gêne un peu, mais je ne veux pas trop en dévoiler non plus :D
 
@ L'enfant des dieux & Ehfull : n'hésitez pas à lacérer ;)
 
Amicalement et merci encore :)

Message cité 1 fois
Message édité par Barbyturic le 05-09-2007 à 21:54:20

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"la souffrance est le grand enseignant des hommes" "Tout ment en l'absence d'amour" "Varium et mutabile semper" "Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont le pistolet chargé et ceux qui creusent ! Toi, tu creuses !" (Le Bon :D) Le babil et l'éructation sont aussi éternels que l'homme, non le langage ! Je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu'il a pu l'imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. (Picasso)
n°5265022
Gwaihirsdv
Loup ailé
Posté le 05-09-2007 à 21:52:18  profilanswer
 

Salut Barbyturic,

 

Je viens de finir la lecture, et j'ai trouvé ça très sympathique globalement.

 

Je fais néanmoins la synthèse des deux premiers avis. Je trouve ta façon d'écrire vraiment très belle, le vocabulaire est très bien employé. Je me suis même surpris à lire à haute voix le début pour le plaisir de l'entendre sonner. Je ne sais si tu pensais à la poésie en prose en écrivant cela, mais ça y ressemble. A vrai dire, le fait de m'amuser à lire à haute voix ainsi m'a ramené à Chateaubriand, excuse du peu ! ;) (Par contre, le mot racaille
m'a écorché les yeux. Je ne connais pas son étymologie, mais vu l'utilisation actuelle, j'ai trouvé ça étrange)

 

Cependant, il y en a peut être un peu trop, de ces tournures, comme le dit Threxar, au niveau du type d'écrit dans lequel tu t'es lancé. Par exemple le singe qui mange le ragout n’est peut être pas tout à fait fondamental, mais je suis lâche, je prends un exemple sur une phrase d’une seule ligne et donc qui ne surcharge nullement. Si je me suis vraiment délecté à lire ta prose, je ne l’aurais peut être pas fait sur 30 pages, sans doute car ça manque de dialogue aussi. Chose logique pour un début de roman ceci dit, si c'en est un ! (et aussi car le passage choisi ne s'y prête tout simplement pas) Je te fais donc confiance pour la suite pour animer un peu tout ça ! :)
Enfin le temps que je tape ce message, tu as déjà répondu en partie à ce reproche…

 

Par contre, gros bémol, inadmissible, tu DOIS poster la suite sur le forum, maintenant que tu as commencé :razz:
(Ou au moins me l'envoyer en mp :D )


Message édité par Gwaihirsdv le 05-09-2007 à 21:56:56

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Tant d’horreurs n’auraient pas été possibles sans tant de vertus. Il a fallu, sans doute, beaucoup de science pour tuer tant d’hommes, dissiper tant de biens, anéantir tant de villes en si peu de temps; mais il a fallu non moins de qualités morales. Savoir et Devoir, vous êtes donc suspects ?
Paul Valéry, la Crise de l'esprit (1919)
n°5265026
Ehfull
Posté le 05-09-2007 à 22:00:25  profilanswer
 

Barbyturic a écrit :

@ L'enfant des dieux & Ehfull : n'hésitez pas à lacérer ;)


 
je ne suis pas assez grand lecteur pour pouvoir emmettre des critiques ^^

n°5265032
Barbyturic
Célibataire libre comme l'air
Posté le 05-09-2007 à 22:07:02  profilanswer
 

J'ai tâché de soigner l'incipit car pour ma part le but de ce roman c'est de parler de l'interpénétration entre l'imaginaire, le rêve et les émotions. Donc il fallait à tout prix que le début est un rythme doux voir légèrement poétique même si la suite du chapitre ne devait plus l'effleurer.
 
Sinon, le terme racaille désigne bien la lie de la société (cf  Littré) mais je l'utilise car il a une consonnance biblique aussi (cf. le terme raca dans les évangiles).
 
Pour les détails, c'est juste pour démontrer que la capacité d'observation du narrateur n'est pas naturelle ;)
 
Amicalement :)
 


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"la souffrance est le grand enseignant des hommes" "Tout ment en l'absence d'amour" "Varium et mutabile semper" "Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont le pistolet chargé et ceux qui creusent ! Toi, tu creuses !" (Le Bon :D) Le babil et l'éructation sont aussi éternels que l'homme, non le langage ! Je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu'il a pu l'imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. (Picasso)
n°5265033
Atimo
Mageek's Team !
Posté le 05-09-2007 à 22:07:25  profilanswer
 

J'était de l'avis de threxar mais si c'est par rapport le caractère du personnage, ca me cas ;).  ptetre un peu trop "compact" au niveau du vocabulaire et des tournures classe.

n°5265038
Barbyturic
Célibataire libre comme l'air
Posté le 05-09-2007 à 22:17:37  profilanswer
 

J'ai quand même un soucis c'est qu'en général c'est le niveau de prose auquel j'aspire :razz: (et donc je réalise rarement que je ne suis pas dans le bon ton, c'est pour cela qu'avant d'écrire je fais un profil du narrateur pour deviner le ton et le rythme qu'il emploiera).
 
Amicalement :)


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"la souffrance est le grand enseignant des hommes" "Tout ment en l'absence d'amour" "Varium et mutabile semper" "Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont le pistolet chargé et ceux qui creusent ! Toi, tu creuses !" (Le Bon :D) Le babil et l'éructation sont aussi éternels que l'homme, non le langage ! Je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu'il a pu l'imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. (Picasso)
n°5265053
glaswegian
Posté le 05-09-2007 à 22:32:21  profilanswer
 

Pas pu lire vraiment jusqu'au bout, ton texte vire à l'énumération. Trop d'adjectifs, phrases trop longues. L'histoire est prenante mais ça manque de rythme. Ce que je n'aime pas du tout, c'est que tu décris l'action du personnage, les autres protagonistes et le décor dans la même phrase. Le personnage en devient tout mou. Fais en deux ou trois !  ;) Ton héros n'en sera que plus énergique. Ton style se rapproche plus d'un scénario que d'un roman. Mais la trame est bonne, le vocabulaire choisi donne une certaine ambiance, l'imagination suit. Manque plus que la concision.  
Peux mieux faire mais l'écriture est une suite de recommencement et de poubelle pleine de brouillon. Persévères et tu devrais trouver la bonne prose.

n°5265056
Barbyturic
Célibataire libre comme l'air
Posté le 05-09-2007 à 22:38:41  profilanswer
 

Oui en effet, on sent encore trop le scénario :'( (et pourtant je tâche de gommer cela, mais 20 de jdr comme conteur ca donne de mauvais plis :/)
 
Amicalement :)


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"la souffrance est le grand enseignant des hommes" "Tout ment en l'absence d'amour" "Varium et mutabile semper" "Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont le pistolet chargé et ceux qui creusent ! Toi, tu creuses !" (Le Bon :D) Le babil et l'éructation sont aussi éternels que l'homme, non le langage ! Je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu'il a pu l'imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. (Picasso)
n°5265071
Aerin
Truffe fraîche, poil soyeux.
Posté le 05-09-2007 à 23:11:33  profilanswer
 

Evite de trop souvent inverser nom et adjectif (blancs bâtiments - rousse lumière, surtout dans une même phrase), les phrases sont lourdes, ça tombe dans la préciosité.
Une fois, dans une description, mais pas pour chaque adjectif :D


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Power Nabot (©Cafard 24/08/2005) - Catin lubrique (©Devil 2006)
 
"Valor tu fais chier" "t'es dans la merde" "elle est sympa mais faut pas pousser"
 
n°5265100
squilnozor
Posté le 06-09-2007 à 01:05:38  profilanswer
 

Moi au contraire je redoutais un peu la préciosité car j'ai déjà eu l'occasion de constater, Barbyturic, que tu en faisais parfois un peu trop à mon goût dans ton style par ailleurs lèché et élégant, et en fait j'ai été plutôt agréablement surpris ; ça se laisse agréablement lire. Il n'y a presque pas de lourdeurs, hormis à la fin, quand l'action s'accélère et que le style ne suit pas. Les descriptions précises du début devraient laisser place à des phrases plus vives. Or à la lecture je n'ai pas ressenti le changement de rythme qui me semble indispensable. Ca n'a à mon avis rien à voir avec les capacités sensorielles du héros : on peut tout embrasser du regerd en un instant.
 
Quoi qu'il en soit, j'ai bien apprécié. Je trouve que ce serait dommage que tu arrêtes là.
 
Quelques petites remarques pour pinailler (quand on n'est pas capable d'écrire, reste le plaisir de critiquer) :
- "prendre la tangente" me semble une expression familière, pas vraiment à sa place ici, mais je peux me tromper ; c'est juste mon ressenti.
- "et se réfletaient presque aveuglants" me pose un problème. Quelle est la fonction grammaticale de "aveuglants" ? Attribut ? De quel sujet ? Ca me semble bancal. Ou alors il y a un problème de ponctuation...
- "le besoin d'achever ce moment riche de sens" : "achever" est un peu faiblard, voire maladroit, non ?
- "Ainsi, je délivrais ma fidèle Nuruhuine de son fourreau et fichait" : il faudrait des passés simples.
 
Bon courage pour la suite.
 
Amicalement :)

n°5265317
Barbyturic
Célibataire libre comme l'air
Posté le 06-09-2007 à 19:42:33  profilanswer
 

Bon quelques réponses :
 

Citation :

Pas pu lire vraiment jusqu'au bout, ton texte vire à l'énumération. Trop d'adjectifs, phrases trop longues. L'histoire est prenante mais ça manque de rythme. Ce que je n'aime pas du tout, c'est que tu décris l'action du personnage, les autres protagonistes et le décor dans la même phrase. Le personnage en devient tout mou. Fais en deux ou trois !    Ton héros n'en sera que plus énergique. Ton style se rapproche plus d'un scénario que d'un roman. Mais la trame est bonne, le vocabulaire choisi donne une certaine ambiance, l'imagination suit. Manque plus que la concision.  Peux mieux faire mais l'écriture est une suite de recommencement et de poubelle pleine de brouillon. Persévères et tu devrais trouver la bonne prose.

 
 
Le héros n'est pas en effet énergique. Décidé assurément, énergique en fait il ne l'ai plus. Sa seule raison de subsister demeure la vengeance, mais au fond de lui, il est déjà un cadavre en décomposition. Alors pourquoi en faire un héros ? Peut être pour lui donner l'occasion de ressusciter ou alors pour comprendre sa déchéance et les conséquences ainsi occasionnées.
 

Citation :

Evite de trop souvent inverser nom et adjectif (blancs bâtiments - rousse lumière, surtout dans une même phrase), les phrases sont lourdes, ça tombe dans la préciosité. Une fois, dans une description, mais pas pour chaque adjectif.


 
Pour le début les inversions sont à desseins car c'est la qualification des détails que je recherche afin de faire ressortir les couleurs et les sensations. En fait, ce qui m'importe surtout dans les premiers paragraphes c'est dégager une atmosphère et une personnalité avant de la plonger dans l'action. Cette atmosphère doit être calme, mais en même temps annoncer par des tons ocre, blanc ou rouge la violence à venir.
 

Citation :

Moi au contraire je redoutais un peu la préciosité car j'ai déjà eu l'occasion de constater, Barbyturic, que tu en faisais parfois un peu trop à mon goût dans ton style par ailleurs lèché et élégant, et en fait j'ai été plutôt agréablement surpris ; ça se laisse agréablement lire. Il n'y a presque pas de lourdeurs, hormis à la fin, quand l'action s'accélère et que le style ne suit pas. Les descriptions précises du début devraient laisser place à des phrases plus vives. Or à la lecture je n'ai pas ressenti le changement de rythme qui me semble indispensable. Ca n'a à mon avis rien à voir avec les capacités sensorielles du héros : on peut tout embrasser du regerd en un instant.


 
oui mais cela demande de l'entraînement. C'est en cela que j'indique que ce n'est pas une capacité naturelle.
Pour le rythme lent de la fin, c'est que justement ce n'est pas de l'action. C'est une corvée !! Les descriptions ont juste pour but de montrer que c'est mûrement planifié et que le hasard n'y a pas sa place. Raison pour laquelle je passe des éléments détaillés du début à un descriptif des actions qui se soucie fort peu de l'environnement. Il serait aveugle que notre protagoniste pourrait presque réaliser la plupart de ces tâches. Toutefois en effet, je n'ai pas l'impression d'avoir atteint mon objectif et je désire le modifier sans trahir cet esprit.
 

Citation :

Quoi qu'il en soit, j'ai bien apprécié. Je trouve que ce serait dommage que tu arrêtes là.Quelques petites remarques pour pinailler (quand on n'est pas capable d'écrire, reste le plaisir de critiquer) :- "prendre la tangente" me semble une expression familière, pas vraiment à sa place ici, mais je peux me tromper ; c'est juste mon ressenti.


 
en effet c'est une maladresse volontaire de ma part, pour indiquer que le narrateur n'est pas familier des actions habituellement discrètes. Il met donc une connotation péjorativement lâche à cette action.
 

Citation :

- "et se réfletaient presque aveuglants" me pose un problème. Quelle est la fonction grammaticale de "aveuglants" ? Attribut ? De quel sujet ? Ca me semble bancal. Ou alors il y a un problème de ponctuation...


 
peut être en tout cas c'est bien comme attribut du sujet "Les derniers rayons".
 

Citation :

- "le besoin d'achever ce moment riche de sens" : "achever" est un peu faiblard, voire maladroit, non ?


 
couronner ?
 

Citation :

- "Ainsi, je délivrais ma fidèle Nuruhuine de son fourreau et fichait" : il faudrait des passés simples.


 
hum l'imparfait déjà précédait ! en fait c'est à ce temps que j'aurais dû tout transposer ;). J'y remédie :D  
 
Amicalement ;)


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"la souffrance est le grand enseignant des hommes" "Tout ment en l'absence d'amour" "Varium et mutabile semper" "Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont le pistolet chargé et ceux qui creusent ! Toi, tu creuses !" (Le Bon :D) Le babil et l'éructation sont aussi éternels que l'homme, non le langage ! Je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu'il a pu l'imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. (Picasso)
n°5265320
Touffu
en Vadrouille
Posté le 06-09-2007 à 19:55:24  profilanswer
 

J'ai lu, ma soeur a lu, elle a confirmé mon impression, le début est vachement cucul quand même :/ et pourtant ma soeur faut y aller pour qu'elle trouve un truc cucul.
 
Sinon je suis du même avis qu'Aerin, les adjectifs inversés, on tombe dans le sketche de François Pérusse "Putain de bécane cette fait bruit un" où pour faire un style recherché faut inverser les mots :p
 
Bon j'exagère. Le niveau de français est là, mais le début fait carrément monologue des feux de l'amour. L'imparfait systématique au lieu du passé simple a été corrigé, ( :p ), kaléidoscope prend un k au début, mais c'est justement, sans vouloir te vexer, Chateaubriand qui disait qu'"il est plus facile à l'homme de se faire pousser des ailes et de voler que de parler d'amour sans mièvrerie". Ben... :/


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 L'Artiste est celui qui tend le bras vers l'horizon.

[:touffu][:touffu:1][:touffu:2][:touffu:3]
n°5265322
Barbyturic
Célibataire libre comme l'air
Posté le 06-09-2007 à 20:01:26  profilanswer
 

Dans le Littré c'est avec un c ;) et en fait les deux graphies sont autorisées ;).
 
Pour le côté cucul, bah tant pis, je garde quand même. Et pourtant je n'apprécie pas les feux de l'amour :razz: !!
 
Amicalement ;)


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"la souffrance est le grand enseignant des hommes" "Tout ment en l'absence d'amour" "Varium et mutabile semper" "Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont le pistolet chargé et ceux qui creusent ! Toi, tu creuses !" (Le Bon :D) Le babil et l'éructation sont aussi éternels que l'homme, non le langage ! Je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu'il a pu l'imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. (Picasso)
n°5265747
garion
Angelo diabloteur
Posté le 07-09-2007 à 20:36:52  profilanswer
 

là tout de suite, j'ai pas le temps de lire, mais pour être sur de pas oublier, je mets un mot :D


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[TL-HCL] du [:maitre-squall:2] et de [:mart440:3] de l'Ombre - Les échecs sur JH - Redstar Champion JH d'échec [:plopoff:5] - DA de notre enfance - Jeu des DA - Surnommé Bisounours par Tetlis - Bienvenue en Kiponie
La plus cool: Junkie; dauphin: X-Or [:boutchou][:mr_glopinous][:amel_the_white:7] Vainqueurs:  Sbizz: Prix par catégorie: Guardieun, Tetlis, ConnaissanceInfinie &The brainy
Le rire est le signe de l'indulgence, mais c'est aussi l'excuse de la sottise, Le joueur d'échecs, H. Dupuy-Mazuel
n°5266881
Barbyturic
Célibataire libre comme l'air
Posté le 10-09-2007 à 19:15:42  profilanswer
 

Bon je tenais à remercier ceux qui m'ont soutenu par leur critique.
 
Je vous tiendrais au courant si j'arrive au bout.
 
Amicalement :)


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"la souffrance est le grand enseignant des hommes" "Tout ment en l'absence d'amour" "Varium et mutabile semper" "Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont le pistolet chargé et ceux qui creusent ! Toi, tu creuses !" (Le Bon :D) Le babil et l'éructation sont aussi éternels que l'homme, non le langage ! Je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu'il a pu l'imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. (Picasso)
n°5268378
garion
Angelo diabloteur
Posté le 14-09-2007 à 14:35:21  profilanswer
 

hop...
donc, je rejoins assez plusieurs avis qui ont ét déjà donné...
Un peu lourds avec tous ces adjectifs au début... surtout quand ils sont régulièrement inversé...
 
piquer des deux: mauvais niveau de langage, je trouve
organisme : trop récent comme mot, je dirais
 
sinon, j'ai bien aimé, donc continue sans crainte :jap:


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n°5268386
Touffu
en Vadrouille
Posté le 14-09-2007 à 15:08:23  profilanswer
 

Barbyturic a écrit :

Bon je tenais à remercier ceux qui m'ont soutenu par leur critique.
 
Je vous tiendrais au courant si j'arrive au bout.
 
Amicalement :)


 
 
 :sweat:


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 L'Artiste est celui qui tend le bras vers l'horizon.

[:touffu][:touffu:1][:touffu:2][:touffu:3]
n°5268449
Barbyturic
Célibataire libre comme l'air
Posté le 14-09-2007 à 18:32:06  profilanswer
 

Oui pour l'orthographe ce n'est pas trop ca quand j'écris à la va vite :razz:
 
Amicalement ;)
 
PS : ce n'est pas du vraie medieval fantastique, je préfère prévenir, et il y a quelques surprises :D (organisme étant en fait une piste :razz: )


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"la souffrance est le grand enseignant des hommes" "Tout ment en l'absence d'amour" "Varium et mutabile semper" "Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont le pistolet chargé et ceux qui creusent ! Toi, tu creuses !" (Le Bon :D) Le babil et l'éructation sont aussi éternels que l'homme, non le langage ! Je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu'il a pu l'imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. (Picasso)

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