Harkot Be rebels, enjoy life! | comme promis ma réponse vu que je pense qu'elle interessera certaines personnes (si j'étais chrétien, je ne serai pas loin du péché d'orgueil là...)
superdrone a écrit :
well, donc comme je disais plus haut en route pour un nouveau post pseudo-intelligent, aujourd'hui je m'attaque à la dualité amour/haine.
l'amour et la haine deux sentiments que tout devrait opposer, mais il n'en n'est rien, bien au contraire. dévellopons par quelques exemples de cette interessante dualité :
l'amour : vous ferez faire n'importe quoi.
la haine : vous ferez faire pareil, en pire.
l'amour : vous consumme à petit feu.
la haine : vous brule littéralement.
l'amour : rends mélancolique en l'absence de l'être aimer.
la haine : fais la même chose dans une version plus psychotique.
l'amour : tue.
la haine : aussi, mais les autres.
l'amour tout comme la haine peuvent naitre et disparaitre tout aussi brusquement qu'ils sont apparus, les deux vous pousseront au pire extremité, à la folie, la dépression, voir encore plus loin : dans une belle boîte en sapin. et encore plus drôle, l'un peut engendrer l'autre : la plus belle des histoires d'amour peut finir en bain de sang, c'est ce qu'on appelle les "crimes passionels".
et pourquoi la haine et l'amour sont ils si proche et si violent tout deux ? tout simplement parce que ce sont des passions et les passions sont dangereuses, qu'elles qu'elle soit, du fait de leur "exaltation" totale et sans contrôle, et du mépris quasi général qu'elles provoquent fasse à tout ce qui n'est pas en relation directe avec la susdite passion. l'amour rend aveugle c'est bien connue et la haine aveugle tout autant.
on a beaucoup écrit sur l'amour et compagnie, mais trop souvent négligé sa dualité haineuse qui est pourtant tout aussi interessante à étudier. La Haine, la vraie, dans sa forme la plus pure est un état mental qui fait fie de toute considération, de toute clémence mais pas de toute violence à l'égard de la personne source de cette haine. Et celle ci ne disparaitra qu'avec la disparition de la source en question, mais pourra tout aussi perdurer comme l'amour porté à un être disparue... c'est toute l'étrangeté des passions humaines : incontrolable, destructrice/auto-destructice, impulsive mais aussi vivifiante, motivante porteuse. toujours cette aspect dualité.
pourquoi je part en vadrouille sur les dualités de sentiments et tutti-quanti me dirais vous ? tout simplement pour en venir à dire que si tout le monde en vient un jour à avoir un coup de foudre, peu de gens connaitront la sensation de la Haine véritable et mine de rien, je trouve ça assez triste, connaitre l'amour sans jamais réellement gouter à sa dualité c'est comme ne boire que la moitié des ingrédients d'un cocktail et laisser le reste de coté. On ne peut véritablement apprécier l'amour en son entier sans avoir pleinement gouter à son opposé et vice versa. quand l'amour est présent la haine se tarie, quand c'est le chagrin d'amour qui prends le relais, la haine revient plus forte que jamais et cette haine tout comme cette amour sont des forces phénoménales, elles vous tirent d'elle même vers le haut sans que vous ayez besoin de faire quoi que ce soit. la seule différence véritable que l'on pourrait voir dans la dualité amour/haine c'est que l'amour vous donne la force de faire tout pour l'autre. la haine vous donne la force de broyer l'autre.
superdrone, qui disserte décidemment sur tout et porte nawak.
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A mon avis, tu n'a pas poussé assez loin ton raisonnement. Pourquoi la haine et l'amour ne seraient-ils pas deux facettes d'un seul et même sentiment? Un peu comme la justice qui comprend le bien et le mal, deux choses opposées, mais qui ne sont que deux parties d'un tout, l'un ne pouvant pas exister sans l'autre. Un exemple peut-être plus parlant : la liberté. La liberté et l'emprisonnement sont opposés et pourtant très liés, et ne sont finalement que deux facettes d'une même idée. En effet, le concept même de liberté n'éxisterai pas si la privation des libertés n'existait pas (en fait tu parles aussi de ca dans ton dernier paragraphe ). Pour recadrer sur l'amour et la haine tes exemples montrent en quelque sorte que ce(s) sentiment(s) poussent aux mêmes actions, seuls leurs motivations sont différentes, ce qui aurait tendance à confirmer que nous sommes en présence d'un seul sentiment. D'ailleurs dans les films (je ne peux pas me baser sur des faits réels dans ce cas, n'en connaissant pas...) on voit régulièrement des tueurs en séries aillant des soucis psychologiques qui sont présentés comme "aimant" leurs victimes...
Par contre sur ton dernier paragraphe tu prétend qu'il faudrait connaître la haine pour connaître l'amour (et l'apprécier à sa valeur). Je ne suis pas tout à fait d'accord. Si tu voient que le chemin sur lequel tu t'engage ne te plaît pas, il vaut mieux en changer. Alors certes une personnes sur mille ratera une vocation, pour les 999 autres ca aura été mieux. Après ton exemple de cocktail, je vais donner l'exemple de la ratatouille. Je goûte la ratatouille, je n'aime pas. Quel interêt ai-je à manger mon plat entier? De toute évidence à la fin je n'aimerai toujours pas (sauf le 1 pour 1000 qui finira par s'habituer au goût et le trouver bon). On revient à la réalité : étant enfant, comme une grande majorité de personnes je pense, j'ai eu à me battre. Et bien force est de constater que faire du mal à mon adversaire, ca ne me plaisait pas. Du coup je n'ai mainenant aucune envie d'aller assassiner mon voisin de palier parce qu'il fait trop de bruit, et je suis quasi certain que si je le faisais ce ne serai pas quelque chose qui me plairait.
Psychotic_Inquisitor a écrit :
Jolie dissertation confrêre inquisiteur !
Tu abordes un point que peu ont osé aborder résolument : la nécessité de la haine et l'importance de son ressenti. Comment se connaître soi-même si l'ont ne sait jusqu'où peuvent nous porter nos sentiments ?
Dans une société où une coexistence plus ou moins "harmonieuse" est qualifiée et ressentie comme obligatoire, chacun a tendance à réfréner ses instincts et modérer ses actes et paroles ; comment alors gouter toute la saveur des sentiments, même les plus basiques ?
L'on peut s'illusionner, nier ce fait et se dire que l'on a une existence riche en sentiments forts, que notre amour pour notre femme, notre petite amie est à son apogée, mais la vérité est là : nul ne se permet plus de s'adonner pleinement à ses passions. Même les plus libéralistes et les plus marginaux d'entre nous ne connaissent à mon sens que des erzatz de sentiments : nous nous calmons nous-mêmes afin de ne pas nous détruire, afin de ne pas se retrouver totalement seuls, afin de ne pas être "forcé à l'exil", afin de ne pas nous trouver face à nous-mêmes. Je ne sais plus quel grand monsieur a dit un jour qu'il serait effrayant de vivre nos passions sans aucune inhibition : un être humain sans ses inhibitions ne répondrait plus à aucun critère de raison, de logique voire même, dans le cas d'une haine dévorante, d'humanité.
Peut-on voir là la raison de tant de dépressions, de suicides, de révoltes autodestructrices ? Selon mon humble avis, oui. Une personne qui se livrerait totalement à une passion quelle qu'elle soit ne trouverait que fort difficilement sa place parmi ses semblables ; la cohabitation et la conformité sur le fond étant vécues comme des impératifs, seule la retenue de nos sentiments peut s'ensuivre.
Maintenant, question piège : pouvons-nous nous qualifier d'être "indépendants" à part entière si nous nous réfrénons nous-même par crainte ? Ou ne sommes-nous que des lâches qui gardent le coeur loin de la lumière ? Avez-vous déjà, sincèrement, vécu une passion REELLE ?
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Raisonnement orienté si tu veux mon avis. Tout le monde n'a pas des envies de haine, de mal ou d'une quelconque chose qui serait "anormale" pour les "bien-pensants" (oui il y a un gros débat possible sur ce que peuvent être de telles personnes...).
Moi par exemple, si je fais un parallèle avec les jeux de rôles, vu que ca semble parler à pas mal de monde, je ne serai pas loin d'être un loyal bon. Seul le côté loyal (de jeux de rôle) pourrait peut-être être discuté. Je suis bon par nature, je n'y peut rien (et à vrai dire je n'ai pas envie que ca change), du coup je n'ai pas d'envies de meurtres, je n'ai jamais d'envies qui feraient le mal autour de moi. Bref ce n'est pas par faiblesse ou par crainte ou que sais-je encore que je ne fait rien de mal, c'est simplement que je n'en ai pas l'envie.
Alors certes je ne suis qu'un exemple, mais je pense encore (oh douce utopie ) que je ne suis pas le seul.
Bon maintenant, tu pose un certain nombre de questions, donc je vais tenter d'y répondre une a une (donc pour ceux que ca saoulent, l'idée générale est déjà passée, pas la peine de lire la suite )
Comme le disait sd, et moi en réponse, l'amour à certainement la même puissance que la haine, donc on peut savoir ce que nos sentiments sont capables de nous pousser à faire sans connaître la "facette haine" de l'amour.
Pour les sentiments basiques, comme je le disais plus haut, par nature j'aime le bien, alors je n'ai pas vraiment besoin de brider mes instincs ou mes actes. A la rigueur la seule chose que je modère ce sont mes paroles, car j'ai le défaut d'être franc (oui c'est un défaut... la majorité des gens disant vouloir la franchise étant incapable de l'encaisser...), si en plus je n'étais pas diplomate, ca fait un moment que je n'aurai plus d'amis et ca m'embeterai pas mal... Par conséquent, et puisque pour moi les paroles n'empèchent pas les sentiments, je reste convaincu qu'il est possible de les gouter pleinement.
Concernant la dangereusité de l'abscence d'inibitions, je ne pense pas que ce serait si dangereux que ca, tout dépend des personnes. Les personnes qui ont un bon fond et une bonne éducation n'ont tout simplement pas envie de faire n'importe quoi, et resteraient donc relativement logiques et humaines à mon avis.
Dépressions, suicides et révoltes... Certes une partie doit être liée aux démons qui rongent certaines personnes, mais si celles-ci vont jusqu'à mourir plutôt que d'y succomber, c'est bien que l'envie de resister à ses pulsions est la plus forte. Reste à voir si tu place l'instinct audessus des envies... ce n'est pas mon cas. En outre, encore une fois tout dépend des passions. Si ta passion est la collection de Comics, soit, ca ne dérange personne et reste donc possible (même si je te l'accorde, cela peut te rendre associal, mais, comme le disais sd, dans ce cas tu es aveuglé par ta passion et par conséquent ta vie sociale t'interesse peu). Questions pièges : Je ne pense pas me refréner moi-même, ni par crainte ni pour une autre raison, alors dans ce sens, oui je pense être indépendant à part entière (mais nullement indépendant tout référentiel confondus : j'ai besoin de travailler car j'aime mon confort, j'ai besoin de relations avec mes semblables, je subit les loies de la physique ect...). (pas compris la deuxième question...). Et oui je pense sincèrement avoir déjà vécu une passion réelle...
voili voilou merci aux courageux qui m'ont lu... s'il y en a
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