L'hiver fatal suscitait de grandes tempêtes et des bourrasques de vent, de la neige sur le sommet des montagnes les plus éloignées et des brouillards dans les vallées parmi lesquelles s'égaraient les voyageurs.
Les mers étaient des plus agités et quand les matelots parvenaient à toucher terre pour y gagner les grandes cités portuaires comme Athkatla, les portes de Baldur ou Eauprofonde, ils couraient souvent se réchauffer auprès d'un bon feu de bûches dans les tavernes ou ils étaient joyeusement accueillis ... C'est là que commença les rumeurs ... Ces histoires que les marins survivant commencèrent à raconter à qui voulait bien les entendre ... des stupéfiantes nouvelles ... à qui aurait le courage de rejoindre Erethil ...
Les vagues se firent plus violentes quand l'Albatros" entra en haute mer. A chaque grognement de la coque, le capitaine se disait que cette épave flottante allait finir par craquer de toutes parts. Pourtant, le navire pousuivait vaillament sa route, escaladant chaque vague pour tomber vers la suivante. En dépit des apparences, le vieux loup de mer et son équipage se révélaient parfaitement aptes à manoeuvrer le vaisseau. Ils tiraient les cordages, s'activaient sur le pont, faisant face aux éléments.
Il n'était pas de leur ressort d'éviter la tempête. Celle-ci s'abattit sur eux au bout de quelques jours. Le ciel se transforma en ténèbres déchirées d'éclairs. Le vent hurlait, pliant les mâts, essayant d'arracher les voiles. Le capitaine, incapable de rester dans sa cabine, sortit, s'agrippant au bastingage tandis que la mer ballottait l'Albatros. Soudain, celui-ci se coucha sur les flots déchaînés.
-"La barre! hurla-t-il sur le pont. La barre!"
L'homme à son poste tenta de lui obéir mais le vent et les eaux étaient trop puissants; Un deuxième homme vint l'aider. A eux deux, ils parvinrent à grand-peine à manoeuvrer le grand gouvernail.
La pluie se mit à tomber, un torrent qui renvoya les aventuriers dans leurs cabines. Non seulement ils ne connaissaient rien aux bateaux, mais pour certain, enfermé dans leur armure, ils risquaient leur vie à chaque fois qu'ils se trouvaient sur le pont. La moindre vague assez forte pouvait les emporter par-dessus bord.
Lueur dérisoire, une lanterne unique se balançait dans chacunes d'elles, violemment au plafond. Quelques hommes et femmes se réfugièrent sur les planches qui leur servaient de couchette ...
Soudain, un coup de tonnerre formidable ébranla le navire. Le capitiane tomba sur le pont. tandis qu'il tentait de se redresser tant bien que mal, un craquement retentit. Un craquement lent, bien différent de celui de la foudre. Le vieux matelot n'eut aucun mal à reconnaître ce bruit. C'était celui du bois qui se brisait.
Ce qui, sur un bateau, au beau milieu d'une tempête, n'annonçait rien de bon.
Levant les yeux, il constata que ses craintes étaient bien fondées, à quelques mètres de là, plusieurs de ses hommes tentaient d'empêcher un des mâts de se rompre définitivement. A l'aide de cordes, ils essayaient de maintenir en place la partie supérieur tandis que les autres hommes cherchaient à renforcer la partie brisée avec des planches, des clous et d'autres cordes. Le mât penchait de plus en plus dangereusement et quand il céderait, les deux autres ne tarderaient pas à limiter.
Le visage du capitaine devint sombre, très sombre ... S'ils n'étaient pas plus prudent, les vagues finiraient par pulvériser ce bateau! Et combien de temps pouvait durer une tempête dans ces "mers Occidentales" Celle-ci ne finirait-elle donc jamais? Arriveraient-ils a bon port?
C'était sans compter sur le talent des hommes manoeuvrant ce bateau. Le capitaine commandait un excellent équipage. Malgré les pluies furieuses et la mer en folie, l'équipage restait déterminer. "L'Albatros" sautait de vagues en vagues - il fallait sortir d'ici, et vite - maintenant son cap et une allure démentielle.
Le jour cédait devant la nuit. La visibilité ne cessait de diminuer quand le vaisseau franchit une vague particulièrement haute. Le vieux loup de mer, aggrippant la rampe, plissa les yeux pour percer la pluie, l'écume et l'obscurité- Mais ou était ce bout de terre perdue au millieu de nul part? - Chaque vague était une nouvelle montagne, un mur d'eau qu'il fallait traverser et dont ils tombaient avec violence effroyable; Pour l'instant, il n'avait rien vu flotter à la surface, pas un rocher, à la surface de cette mer démontée.
Il s'essuya les yeux, les braquant une nouvelle fois à tribord. Des vagues, de l'écume, la pluie ... et une ile?
Le capitaine se raidit, tous ses sens en alerte.
-"TERRE!! Terre à tribord !! Il cria des ordres à l'homme à la barre, lui demandant de prendre la cap.
La tempête rendait leurs efforts extrêmement difficiles, mais "L'Albatros" parvint néanmoins à se rapprocher de l'ile qui apparaîssait et disparaissait dans les vagues ...
Si la tempête ne cessa pas quand "L'Albatros" atteignit le petit port de pêcheur de Num, elle diminua néanmoins suffisamment d'intensité pour approcher le tolérable. le Capitaine apprécia aussi le fait qu'ils arrivent juste avant le lever du soleil, à un moment ou les villageois se levaient et ou la vie reprennait son droit.
Quand il pénétra dans le port, les rares marins présents arrivèrent pour les aider à accoster. Quand la planche servant de débarcadère fut enfin en place, le vieux loup de mer montra de façon très claire qu'il était grand temps pour ses passager de quitter le bord ... Ils débarquèrent tous, les uns après les autres ... Enfin ils étaient arrivés sur Erethil ... la belle...
Havre ou même les plus grands navigateurs de notre Temps ne peuvent imaginer les merveilles et les terreurs qu'abritent cette régions reculéé de Féarun, que certains nomment de nos jours "la mer inviolée"...
On dit que là-bas dans cette mer occidentales chaques royaumes possèdent sa propre population, sa propre histoire, son propre style de vie. L'ile D'Erethil a toujours divisées les navigateurs du nord de notre monde. L'ascension des puissances marchandes du Nord comme Amn, Eaupronfonde, aidant, la navigation s'est transformée en un flot important de navires. Cette activité a bien évidemment attiré les peuplades du continent comme un champs de bataille peut attirer les corbeaux...
Parlons de la belle Ile "d'Erethil". Elle baigne dans une eau truquoise, ce petit ilot fut appelé jadis par les premiers colons: "le petit-Eden". Recouverte de hautes landes verdoyantes, de forêts denses et isolées, son attrait principale est la belle et grande Cité du même nom. Cette citadelle est baignée d'une clarté étrange, comme si les eaux qui lechent ses murailles sont porteuses d'antiques beautés. Sur son port, dans un tourbillon incessant, la mer parait vomir l'histoire de ce monde hors du temps. L'air de la région sent le pollen et la vase, le vent avivé par l'écume fait palir les citadins. Au bas des murailles, aux rares endroits ou la terre n'a pas encore été engloutie par la civilisation, une herbe longue et jaunâtre laisse trainer dans la bise sa chevelure d'ondine... Erethil se dresse la toute puissante et belle, en ferrez-vous votre havre de paix ? ... Allez-vous parcourir de nouveau les ruelles sombres d'Obscura ... Proteger les forets Elfiques ? Fréquenter les chemins boueux du village de Num ... Venez ecrire une nouvelle histoire ... votre histoire.
Erethil, vous attend ... Un prodigieux voyage au coeur du songe ... Là ou la magie fait briller l'aventure...
Vous trouverez le forum provisoire --> ICI
Un rôdeur solitaire poursuit son chemin au Sud de Num alors que le soleil se voile
Notre groupe s'est étoffé et la druide s'approche du lac pour y faire boire son loup
Rassemblement autour du prêtre, après une aventure malheureuse dans la crypte des lieux. Il faut se soigner pour pouvoir repartir à l'aventure
La suite au prochain épisode !
Et quelques vues de l'éditeur pour terminer cette mini présentation :
Le bois de Num - vue éditeur
La Tour du magicien et sa flèche - Vue éditeur

Message édité par Orn le 05-11-2006 à 19:19:06