Chroniques Troll
Naissance d’un chasseur
Partie 1
Seul le vent semble être éveillé sous l’aube de Durotar. Il porte avec lui l’odeur de la mer non loin et la repend sur le petit village de Sen’Jin.
Tout est calme. Seul les Raptors de Xar’Ti semble profiter de la brise matinale. Pourtant l’une des hutte recrache une fumée brune. Et devant cette hutte un troll accroupit. Il est immobile, silencieux, seul ses yeux indiquent qu’il n’est pas au repos. Son torse est couvert par un léger plastron de fer gravé aux insignes de la Horde. Une cote de maille laisse apparaître les reflets vert pale de son bas ventre. Ses jambes portent un pantalon de cuire maillé de cercle d’acier. Un cimeterre porté sur le dos complète son équipement. C’est Din’Sûl, guerrier Troll de la horde. Et ce matin son fils doit voir le jour, la chamane l’a lu dans les os.
La toile marquant l’entrée de la hutte s’ecarte devant la chamane. Elle est vieille, sa peau porte les tatouages chamaniques propres à sa classe et ses cheveux ont perdu leur couleur rouge vif pour laisser place à une touffe de poile blanc.
« Le moment est venu. Entre fils de Vol’Jin. » Din’Sûl se lève rapidement et suit la chamane.
L’intérieur est composé que d’une seule grande pièce. Un pôle de bois s’élève du centre et supporte des rayons plus petits qui partent vers l’extérieur pour former le support du toit. Des pôles plus petits placé en rond et espacé d’environ 1m50 forment les supports du mur. Une ouverture grossière dans le toit laisse échapper la fumée provenant d’une petite lanterne de fer. Celle-ci rougeoie de façon étrange. Din’Sûl comprend vite que ce n’est pas une flamme qui brille à l’intérieur mais des charbons ardents. Des feuilles de Sang Royale et autres herbes brûlent sur ce petit bûcher. Le parfum doux et sucré contraste avec l’odeur salée de la mer.
« Ton fils va naître Din’Sûl. Et cet exploit sera accomplit par ta femme. » La chamane approche son visage à quelques centimètre de celui de son interlocuteur et lui demande dans un souffle : «Es tu prêt, guerrier de la horde à lui prouver ta bravoure en l’accompagnant dans cette épreuve ? »
« - Oui chamane je suis prêt. Elle pourra compter sur mon courage pour affronter les esprits qui tenteront de l’empêcher de mettre bas.
- Alors nous pouvons commencer. »
Din’Sûl s’approche rapidement de sa femme et cherche son regard pour la réconforter. Il veut lui glisser quelque chose à l’oreille mais se retient de peur de déranger la chamane. Celle-ci est restée immobile, debout devant eux. Notre troll sent la main de sa femme le serrer plus fort. Il baisse les yeux sur elle pour s’apercevoir qu’elle est en sueur et à court de souffle. Il lance un regard inquiet à la chamane qui n’a toujours pas bougé.
Enfin, lentement elle commence à chanter une vieille chanson d’apaisement en ancien troll. Elle s’accroupit devant le couple et plante dans le sol un totem. Celui-ci commence à luire d’une douce lumière verte et or en même temps que la voix de la chamane se fait plus forte et plus rapide. Din’Sûl sent le stresse et l’angoisse du moment le quitter peu à peu. L’étreinte de sa compagne se relâche. La vénérable place alors ses mains sur le ventre de sa femme : « Maintenant brave Troll tu dois l’aider a mettre ton fils au monde » Se remémorant rapidement les geste que lui avait enseigné son père il y à bien longtemps Din’Sûl se poste derrière sa femme, la soulève pour s’asseoir et placer son dos sur ses genoux. Il cache ainsi de ses bras les yeux de la troll pour lui éviter toute attaque des mauvais esprits pendant l’épreuve.
« Maintenant c’est à toi Cara’Sûl : tu dois pousser ! » lui dit il. Aussitôt la douleur apparaît tandis que les défenses de sa femme s’enfoncent lentement dans son bras droit.
Dehors le vent semble avoir faiblit face au matin naissant sous Durotar. Une légère activité anime le village. Pourtant un cri d’enfant arrive à se hisser au dessus de l’agitation pour atteindre toutes les oreilles. Un des troll s’exclame : « Ca doit être le petit de Din’Sûl. Si il crie aussi fort le premier jour de sa vie il sera vaillant et rusé comme son père. »
« - Pourtant ta femme crie autant que lui Dul’Rox et elle est pas très rusée. »
Les rires éclatent un peu partout dans le village. Dans la hutte la chamane fini de nettoyer le nouveau né avant de le tendre à ses parents. En le prenant dans ses bras Cara’Sûl déclare : « On le nommera Karr’Sûl »
« - Ainsi soit il. Les fils de Durotar accueillent un nouveau membre dans la grande famille des Troll. » De ces paroles la chamane scelle l’entrée du jeune garçon en Kalimdor.