En tout temps et en toute heure, de valeureux aventuriers sillonnent contrées fantastiques et antres terrifiants non pour la gloire, ni pour la richesse mais pour le... Loot !
Je me souviens de cette expédition comme si c'était hier, à dire vrai, cela fait une heure que cela s'est passé.
Nous étions alors deux, Guerrier et Paladin, aguerris autant que l'on peut l'être et déterminés à l'obtenir.
Nous nous étions engagés dans un large groupe, hétéroclite autant en compétences qu'en ethnies. Je ne m'attarderais guère davantage sur cette tentative qui n'eut qu'un piètre résultat.
Notre volonté n'était guère entamée, aussi eûmes-nous l'idée d'engager des camarades pour y parvenir. Nous fûmes quatre à nous aventurer dans le Manoir de Scholomance, d'autres personnes étaient présentes pour des mesures préventives mais elles ne devaient pas participer à notre périple.
Notre second essai fut presque concluant. En effet, un problème technique étant survenu, nous ne fîmes long feu.
Voici le récit de notre troisième affaire.
Taar grimaçait de ce qui était advenu. Certes, il n'était guère aisé de combattre avec un caillou dans la botte et il était grand temps de trouver cette fameuse paire de Vaillance. Il prit une profonde inspiration et se descendit l'escalier qui menait aux profondeurs du Manoir.
Le Maître Nain qui nous accompagnait fit appel à son compagnon ours puis emboîta lui emboîta le pas, psychologiquement préparé à cette traque.
Quant au Maître voleur du groupe, il se glissa lentement dans les ténèbres grandissantes, les lames au clair.
Pour ma part, je terminais une prière silencieuse, vérifiais mon équipement et fermais la marche, le regard porté sur les sombres étendues qui s'offraient à nous.
Les quatre gardiens squelettes qui empêchaient tout accès aux premières salles n'eurent guère le temps de donner l'alarme. Nous avions fondu sur eux comme un souffle vengeur, les plongeant sous un déluge de coups et de sortilèges sacrés.
Les quelques adeptes des arts occultent qui s'étaient attroupés au bas des rares marches ne virent pas venir le coup de matraqué administré sournoisement mais efficacement par l'Elfe qui met hors de combat un des leurs. Je lançais un Exorcisme sur le Spectre tandis qu'un second nécromant se prenait au piège de givre installé au préalable par notre ami Chasseur. Les incantations sombres et obscènes mirent notre endurance et notre esprit à rude épreuve et nous dûmes opérer pour un repli stratégique.
Suite à un bref débriefing, nous repartîmes de plus belle, opérant la même stratégie sans avoir à se soucier du feu Spectre.
Après avoir anéanti le second groupe, nous pûmes accéder à l'avant-dernière salle menant à notre but.
J'ouvris les sinistres portes à barreaux dont le fer glacial se mit à grincer dangereusement.
J'attirais les patrouilleurs un par un jusqu'à ce que la voie fût exempte de risques.
Notre voleur retourna alors dans les ombres et assomma un Invocateur tandis que son compère, en proie à la panique ou à une furie berserk, chargea nos rangs.
Cet obstacle de côté, nous longeâmes le mur au nez et à la barbe des autres individus maléfiques et atteignîmes notre but.
Un court rappel fût fait et j'appelai le Héraut mort-vivant.
Ce dernier ne se fît guère attendre et débuta le combat. Tagar, brave parmi les braves, l'intercepta superbement et jaugea les défenses de l'adversaire avant de trouver promptement la faille. Le voleur en profita pour jaillir des ombres et harceler le métamorphe, tantôt humanoïde non-vivant, tantôt gargouille. Le Maître Nain envoya son fidèle et puissant familier et s'attela à ouvrir le feu, avec expertise et talent. Me concernant, je jugeais l'ennemi avec la puissance de la Lumière et soignais mes compagnons bénis, je m'en étais assuré, par notre Sainte Lumière.
Un cri désespéré et désincarné nous avertit que le combat était terminé, le Héraut avait rendu les armes.
Reprenant mon souffle, j'examinais mes camarades et leur administrais quelques soins avant de me tourner vers notre Chef de groupe.
Taar s'avança la carcasse inerte et putréfiée de la créature et s'arma de courage pour en fouiller les restes. Il en tira des bracelets hautement ensorcelés forgés dans la maille que j'identifiais comme utile à un Chaman puis une somptueuse paire de bottes argentées, finement travaillées.
Nous avions remporté ce pour quoi nous étions venus.
Aaron, Paladin et Second de l'Ordre de la Main Argentée, Chevalier-Lieutenant des Forces de l'Alliance - Les Sentinelles.
(Comme promis, j'ai raconté cette histoire, petite aventure d'un soir qui m'a bien plue
. Remerciements à Taar le Guerrier, notre ami Chasseur Nain et son Ours, notre habile Voleur Elfe, nos membres de groupe répartis dans tout Azeroth et loin de Scholomance, l'équipe des monstres de Scholo et enfin le modem de Taar)
PS : Pour ceux qui disent : Le set vaillance il est à *****, je répondrais qu'on s'en fiche royalement qu'il est bien quand même quand on ne fait pas de PvP et qu'on est sur un serveur où MC n'est pas encore bouclé.